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    七月二十九日,星期六,晴。

    据说今天是法国35度高温最后的一天。
    但对我,走在大街上,只能用凉爽来形容。因为一进厨房,就是沸水,油,熊熊的炭火,还有不停的手舞足蹈,做功产能......
    头一天,老板说今天会去巴黎接孩子回来,当时说,中午是回不来了。(记着他本来说今天给我们弄dorade(一种鱼,叫鲷)的鱼头吃的,后来说不行不行,要去接人,就把鱼头都扔了。)
    所以厨房,就完全只能靠我一个人了,虽然这些天老板都不怎么进厨房。但是,偶尔太忙了,或者遇到我还不会做的几道菜,他都会进来,帮帮我的。只要老板在,就觉得踏实。今天却不可能了,而且A先生,天!!!在中餐馆都做了14年了,现在还是只能出出头道,然后出出饭。所以,如果遇到串烧和热菜一块来的时候,我就HIGH了。
    中午自己吃饭的时候,做了虾的蛋炒饭,头天听前台的工友说,蚝油炒生菜不错,我今天也尝试着做了一次,受到好评,心里蛮高兴。
    吃完午饭,就进厨房。一直没有顾客进来,和A先生聊了一会,他一般情况是坐不住的,于是乎,自娱自乐了好一会(当然是指擦洗,或者整理厨房的事情),我就在一把椅子上,听着优美的香颂(chanson,法国歌曲的音译),好不容易能够偷个闲。
    然后,大概是一点二十分上下,开始来顾客了。前台递进来了一个单子,是P4,P5,都是我看过,但自己还没有做过的热菜(前大概是一个炒蔬菜,然后浇上sauce;后是一种炸大虾,先烤,再炸,然后浇sauce),这两种sauce的做法,老板还没有给我讲,于是马上叫人打电话给老板。
    刚知道了sauce(调味汁的意思)咋弄,又进了两张单,两份M4(两份串烧,每份4串,鸡和蘑菇等),还有一份,是两个C(很耗时间的一个串烧,东西蛮多)和一份B(鸡和fromage等)。
    这就意味着,呵呵,一会之后,我得同时,把两个热菜,还有30串烧烤同时给出出去。后来,做完菜后,A先生说,这是对我小睡的报应。
    日餐,玩的就是一个准备工作。准备好了,无论来多少人,也无所谓。烧,和炒,都蛮容易,有双手,都会做。
    接下来,因为C里面不少东西得解冻,P菜,菜有些个麻烦。串烧和铁锅前,必须同时有人在的,所以蛮急的。
    这个时候,厨房的供电,供气系统也来凑热闹,一下子不工作了。
    最近几天老是这样,原因也不清楚。总之,我在烧烤架,菜板,和炒菜的锅前来回晃的同时,还得忍受突然停电,停气的折磨。自然,这个时候,慌不得。
    一会,把电,气给弄好了,我又瞎折腾起来,烧烤是不能糊的,火力又不能太小,热菜又等着出。A先生,在把沙拉出完后,就开始点香烟了,然后看着我。
    于是,我折腾他,帮忙给摆盘,在热菜盘子上弄些柠檬,番茄片,然后C的盘也得加大的贝壳之类。
    平时,一般前台,也有鱼生,和一些饭团之类的任务,今天中午,却全是我的单,到后来,前台的人都进厨房来了。看我做7份menu,也有给帮忙摆盘的。
    忙乎下来,大概是30分钟后的事情,中午头道菜吃的快些,出后面的二道,还是出迟了,但最后还是都出了,等到收工的时候,看着小木棍上,盘子里面都蛮干净(意味着没怎么吃剩下),心里还是很喜滋滋的。
    出菜,多一些无所谓的,但是同时出,可就要好好安排时间了,动作也得快。我这样的操练很不够,今天可算是碰上了。但还是很感谢神,在忙得不可开交的时候,而且在这个节骨眼上,又突然停电,停气,自己仍能很心平气合,这全是主的恩赐。
    晚六点,开始了周六晚的魔鬼行。
    之前在网上,网聊的时候,颇有点不爽。还把时间给弄晚了些。
    于是,进厨房后,只是换了上衣,就开始弄吃的呢!
    吃了半个星期的鱿鱼了,本来以为还是吃鱿鱼,突然发现冰箱里面还有一些剩下的thon(金枪鱼),于是,马上就切片,加粉,下油,然后和着油淋茄子,青椒一块做了个菜,效果还不错,吃饭的时候有说茄子烧得不错的。(另外还一道菜,通常是A先生的沙拉,最近经常加avocat,叫鳄梨吧,味道还挺不错的。但老板强调,一次只能用两个,因为cher)
    我原以为,下午老板就回来了。星期六的晚上诶,打过工的人都知道这意味着什么。夸张的时候,一个晚上(像我原来在孔夫子那,周六晚,能挣一个周的五分之二强)。
    但是,老板的孩子飞机晚点两个小时,所以赶不回来。
    WASABI,在老lille,我觉得可能是因为最近游客多,所以生意出奇得好(其他日餐,都很平淡的)。
    吃过饭,就觉得晚上是场恶战。
    有意思的是,厨房这个时候,也来劲了。7点上下,就是顾客开始来的时候,连着闹了三,四次别扭,突然跳闸,电和气一下子都没了。而每每这个时候,我都是两边开工,热菜和串烧。A先生,依旧是“大将风度”,出完头道后,就点香烟了。
    真希望,自己能分身。
    后来,可能找到跳闸的,是电饭锅的插头处漏电的缘故,后来倒是没有再闹别扭了,不然,我真的是欲哭那个无泪。(体内的水分,早成了汗水了,这样也觉得好,把去厕所的时间都省出来了)
    晚上,又遇到了那种还不是很会做的菜。后来效果显示,很不成功,但还好只有一份。
    至于具体情况,我来这都一个多月了。汤碗,全用完,洗了后再用;饭碗,用了很多平时不用的磁碗(一般先用塑料碗);出串烧的盘子,后来都没有了,用的GAMBAS(一种大虾),老板原来以为两包左右,就够用了,事实上一般而言,一个星期,两包就够了,但今晚,后来,还少了两跟。这些事情,可以说,最近都没有发生过。
    而厨房所有的菜,都得我一个人来弄。
    到了快十点了,差不多菜出完了。这个时候,沙拉的一样(一份沙拉,是三种原料),一种粉丝,没了。A先生见着盘多,想早些洗掉,压根不管这东西。这些,应该提前准备的,就像鸡翅和鸡腿,应该事先把它们烤个半熟,等有顾客点的时候才能及时出,也不至于太生或火大而烧糊。但A先生,这个时候,亡羊补牢的事情也不想做了,估计是累了。
    而一旦有顾客,这是头道,肯定是立马出的。
    我抽不出空来,提醒了他几次,他说,已经十点了,没有顾客了。那个时候,大概已经有超过40个顾客了吧,我估计。他说不用急着做。(而头一天,到了11点的时候,还一下子进来了10个顾客)
    当时,因为热吧,可能也累,还有些烦,真的好气。万一有顾客进来,如果不能在第一时间把头道给出了,对于饭店,可真不是小事。
    我只好把还剩的串烧先搁一下。然后切黄瓜,配料,还好他把粉丝给煮了。大概前后十来分钟吧。等到快做好的时候,一下子来了四个顾客。这个时候,老板也回了。
    假设一下,如果这个时候,粉丝还搁在那,黄瓜没有切。被老板看到了,问题可就真的大了。头道在点菜后十分钟才出,就像我后来对A先生说的,le patron va te tuer,c'est sûr!
    而这些,都不是我的份内事。但如果出不了,我也有责任。
    大概晚上十一点半,忙完了。老板走到厨房,对我,说了声,辛苦了,谢谢你。
    我知道老板是为自己没有能及时赶回来,有些愧意。那种真心的感激,对我,前后也算遇到四个老板了,这还是头一回。
    老板也是主内弟兄。人好,自然有些商人共有的特征,但的确是我很佩服的铁人。
    后来,在外面的桌上,A先生,我,老板,还有他刚从国内回来的儿子,儿子的女友,一块小聊了会,我和A先生喝了点啤酒。看着他儿子给他带的礼物,能看出,这位父亲,心中的喜悦。
    愿主赐平安给这位你的儿子。
    星期天了,主日,也是我的休息日。
    该好好休息了。
     
     
     

     

    当大师傅的感觉(一)

    真不知道,是不是真的能够不被金钱愚弄了,在做着大师傅的工的同时,拿着洗碗工的工资,还要履行一个基督徒的职责......
    但是,我相信,神对我自有预备,神爱他的儿女。
    可能,出国后,自己最大的惊讶,还是自己做上了大厨,虽然可能因为不能长期打全工的缘故,会不久后下岗,但是自己还是觉得不可思议。
    想想走过的打工路,开始是在YOKOHAMA,一家刚开张的日餐,做二厨,跟着那位黄师傅学配料;后来因为做不了全工被炒(本来可以做周末工,但自己不情愿);接着去了迎宾楼,一家中餐,做洗碗工,做了半个月,洗得那叫一个累啊,却因为接不上二厨(事实情况是,一则自己刀工实在不快,二则大师傅从不给机会),被炒;第三次,是去孔夫子,做了一个星期,纯粹的洗碗工(在迎宾,还出出沙拉,炸炸春卷,蒸蒸饺子什么的,但在孔夫子什么其他都不用做),后来闲了就看法语书,而且因为频繁跳槽的缘故,工卡一会都不给办下来,自然而然得被老板娘给炒了。
    然后,经朋友介绍,来了WASABI,工卡也顺利得拿到了,感谢主的安排。
    中餐,给我的感觉,和日餐的差别,就像一个油画家和一个化学实验室的分析员一样,一个严谨而有诗意,一个则古板而机械。
    我可能,只适合做后面的吧。
    但我在WASABI的当天,就开始接上了串烧,接下来,几天,串烧的配料,做各样的沙拉,以及其他一些细节,都很快得掌握了。
    再接下来,也是老板的信任,开始做一些更偏中餐的P系列,然后就是切鱼。
    再下来,餐馆员工的饭食,都是我来负责。厨房,有个打杂的法国人,很善良,勤快,但做事实在不知道先后,轻重的法国人做我下手。
    之后,各样串烧,沙拉,其他的配料的准备,算是我全权负责。
    自从接上大师傅,也因为最近店里莫名的好生意,每天在厨房,几乎是没有一分钟的休息的。饭够吗...沙拉准备足不...哦,又有十个顾客进来了...微波炉,炭烧的铁架,铁锅,水池,还有菜板,电饭锅,冰柜,冰箱,每天总是百般得亲抚,那叫一个如胶似膝啊!
    有的时候,看着一箱完整的鸡腿被自己如女孩搬细的胳膊给搬进来,接着,在自己笨咄的手下,被切开,然后,要不就是切碎了做串烧用的鸡腿(这做法和我原来有些不同,曾经,是完整的一扭鸡腿用来做串烧的,老板说,那样太大粒了,顾客不好吃,于是都得切细);要不就是拿个机械的玩意,给磨碎了,加些大葱,fromage,做鸡丸。然后,当顾客点串烧,自己拿着烧好,蘸了sauce的鸡腿,鸡丸给前台的时候,真是有点农民伯伯看着自己种好,收割了的大米给商贩扛走的那种心境。
    串鸡腿,蛮耗时间的,鸡丸也得一个一个捏好了,用勺子舀出,放沸腾的锅里,而见天的这两桩事,全是我一条龙搞定。不过,好像自己性格也这样,一样事情,自己蛮喜欢自己一直来弄,人家给帮忙,自己反倒是不情愿,比如串烧,也因为自己要烧,知道怎样的大小,规格方便烧,而且形状上尽量要好看,用料也尽量得省,能做的,都喜欢自己一个人能够去完成。那个法国人,叫他作A先生吧,现在串烧配料,我和他有点分工。他负责砍鸡翅,原来在YOKOHAMA的时候,觉得弄鸡翅的时候,刀的位移太大,用力也猛,多少有些心悸,现在,每每三箱poulet抬进来后(两箱是鸡腿,一箱是鸡翅),总是我搞定鸡腿,而“大刀阔斧”的壮举,我都是让给他做,当然,也因为他不会开鸡腿,只能做这。
    似乎自己会一个大师傅系列,呵呵。先写写今天吧,以后都不会忘的一天。

    决赛前的采访

    Platini : "Une finale est incomparable"

    9 juillet 2006
    par FIFAworldcup.com

    Il est décontracté, charrie les journalistes français qui ont "bien de la chance d’avoir [votre] équipe en finale, pensez un peu aux autres, avec leurs équipes éliminées, obligé de rentrer à la maison !". Le vice-président de la Fédération Française de Football et Président de la Commission Technique et de Développement de la FIFA, Michel Platini, a accordé un entretien exclusif à FIFAworldcup.com.

    A 51 ans, L’icône française garde un œil avisé sur le monde du football. Il est fier que son équipe nationale parvienne en finale de l’épreuve reine pour la deuxième fois en trois éditions. C’est pour lui, Français d’origine italienne, une rencontre très spéciale. Affable, il délivre son analyse générale de la Coupe du Monde, donne un avis tactique, développe sur la France et Zinédine Zidane, raconte son match contre l’Italie en 1986. Quand il s’agit de football, Platini est intarissable...

    Michel Platini, vos impressions sur cette Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006 ?
    J’ai dit que c’était la Coupe du Monde des entraîneurs. J’aurais pu dire la Coupe du Monde de la tactique. C’est un peu une déformation professionnelle, je constate juste qu’il y a 20 ans, c’ était plus la Coupe du Monde des joueurs. Il y avait plus de liberté, désormais tout est tactique.

    On vous sent un peu déçu...
    Je ne dis pas que ce football est mauvais, mais il dépend plus que jamais de ce que proposent les entraîneurs. Or sur cette épreuve, il faut avouer que les schémas sont plutôt défensifs. En terme de football, je ne crois pas qu’Allemagne 2006 restera dans les annales. En revanche, concernant l’organisation et l’atmosphère, il n’y a rien à dire !

    Comment expliquez-vous que la France soit en finale alors qu’elle semblait moribonde il y a quelques semaines ?
    Je ne crois pas que la France soit la meilleure équipe du monde, mais elle est très difficile à battre, en particulier dans un système de Coupe. C’est exactement la même chose pour l’Italie. Ce n’est pas un hasard si ces deux formations sont en finale.

    Mais au premier tour, des équipes comme l’Espagne ou l’Argentine ont fait très forte impression avant de se faire éliminer. Comment expliquer cela ?
    C’est l’histoire de la Coupe du Monde : on ne peut pas commencer fort et finir fort, c’est proprement impossible. C’est, surtout dans le football moderne, une question de préparation physique. Cependant il faut aussi se sentir assez fort dans sa tête pour passer le cap du premier tour sans être au top de sa forme. Les Français y sont parvenus parce que le groupe était à leur portée. Cette équipe n’a pas le jeu 'facile', elle doit batailler un peu. En deuxième phase, elle est sans doute tombée sur des équipes qui lui conviennent bien parce qu’elles jouent au ballon : l’Espagne, le Brésil et le Portugal. L’Italie, ce sera sans doute autre chose, mais une finale n’est comparable à aucun autre match.

    Justement, quelle sera la clef de cette finale ?
    La clef de ce match est double. Pour les Italiens, c’est Andrea Pirlo, sa capacité à faire jouer ses coéquipiers. Côté français, ce sera la relation Zidane - Henry, qui est fondamentale pour l’équipe, quoi qu’on en dise. Frank Ribéry apporte la même chose que Robert Pirès en 1998 : une capacité à déstabiliser les défenses grâce à ses dribbles courts et ses courses.

    Depuis le deuxième tour, Zidane est dans toutes les conversations. Que pensez-vous de son rôle ?
    Zidane est crucial dans cette Coupe du Monde. Non seulement parce qu’il est très bon, mais surtout parce qu’il bonifie une équipe. Il est sans doute le seul joueur au monde dont la performance ne compte pas vraiment. Même en étant moyen sur le terrain, il tire de toutes façons l’équipe vers le haut. C’est un vrai sacrifice en un sens, et c’est tout à son honneur. Comme en plus, dans cette épreuve, il est bon sur le terrain...

    On a aussi beaucoup évoqué la prise de responsabilité de Patrick Vieira dans cette équipe...
    Je ne crois pas qu’il y ait eu un déclic de Vieira dans cette Coupe du Monde. Ce qui est certain, c’est que sa complémentarité avec Claude Makelele est optimale. J’irais même plus loin, le bloc des quatre défenseurs associés avec ces deux milieux de terrain est très solide. Ils sont ce que j’appelle les 'six costauds' des Bleus.

    Vous avez vécu un France – Italie en huitième de finale de Mexique 1986, un match forcément très spécial pour vous. Racontez-nous quel était votre état d’esprit ?
    En 1986, j’étais dans l’obligation de battre l’Italie. Encore plus qu’une autre équipe. Pour mes origines un peu, parce que je jouais là-bas aussi. Mais surtout parce que sinon, je me serais fait chambrer toute ma vie par mes copains italiens (rire) ! Mais pour être honnête, en 1986 je crois que nous étions juste beaucoup plus forts qu’eux. Ils l’ont d’ailleurs admis à demi-mot après coup... Cela dit, je crois que c’est un peu la même chose cette fois-ci en terme d’état d’esprit : les deux équipes sont proches, c’est une histoire de relation humaine avant tout. Il y a toujours, et probablement sur ce match encore, la question de savoir qui va chambrer l’autre en rentrant. Et je crois que c’est sain.

    Pour la première fois depuis 1982, aucune équipe sud-américaine n’était dans le dernier carré, qu’en pensez-vous ?
    Je ne crois pas qu’on puisse parler de contre-perforrmance des équipes sud-américaines. C’est vrai qu’en valeur absolue, en particulier quand on a vu ce qu’ils ont fait en Coupe des Confédérations, les Brésiliens ont une équipe formidable. Là, ils s’inclinent 1-0 contre une formation française très difficile à prendre en défaut. Etre éliminé par le futur finaliste, ce n’est pas ce que j’appelle une déroute... C’est la même chose pour l’Argentine. Finalement ils sont éliminés aux tirs au but contre le pays hôte. C’est très difficile de tirer des enseignements de ces éliminations dites 'prématurées'. Tout s’est joué à si peu de choses. Le calendrier, rencontrer le pays hôte...

    En revanche, les Africains n’ont placé qu’une équipe en huitième de finales, c’est un peu décevant ?
    Je crois que c’est surtout le manque d’expérience qui a joué. Quatre des cinq équipes qualifiées l’étaient pour la première fois. C’est très dur d’être bon pour une première. Aucune des grandes formations habituelles n’était présente. Et puis le rendez-vous important des Africains est dans quatre ans.

    Y’a-t-il une équipe et un joueur qui vous ont particulièrement marqué sur cette Coupe du Monde ?
    Il faut attendre la finale. C’est le seul match qui compte. Avant cela, il est impossible de dire quel joueur ou quelle équipe a marqué le tournoi, cela n’aurait pas de sens.

    Zidane - Figo

    Zidane - Figo : l'ultime choc des titans

    4 juillet 2006
    par FIFAworldcup.com

    La demi-finale de Coupe du Monde de la FIFA de ce mercredi verra s'affronter la France et le Portugal. Outre une place en finale, ce match présentera un autre intérêt : le dernier choc entre deux monstres sacrés du football de ces dix dernières années. Deux joueurs qui ont prouvé en Allemagne qu'ils étaient disposés à mettre de côté tous leur palmarès pour se consacrer entièrement à leur sélection nationale.

    Il est bien entendu question de Zinédine Zidane et Luís Figo, les plus illustres représentants des footballs français et portugais de ces dernières années. Cela dit, ces deux monuments ont bien d'autres choses en commun. Ils avaient tous deux mis un terme à leur carrière internationale au lendemain de l'EURO 2004 de l'UEFA, avant de revenir sur leur décision afin d'apporter leur talent et leur expérience à leur équipe nationale. Histoire aussi de participer pour la dernière fois à la grand-messe du ballon rond.

    L'histoire de ces deux vedettes commence, évidemment, beaucoup plus tôt. Figo et Zidane naissent en 1972. Le football accompagne toute leur enfance. Deux clubs de quartier (Almada, à proximité de Lisbonne et Septèmes-les-Vallons, aux environs de Marseille) servent d'antichambre avant le passage à des équipes d'envergure nationale. L'ailier portugais est le plus précoce : dès l'âge de 11 ans, il rejoint l'académie du Sporting Clube de Portugal, alors que Zizou est découvert par un recruteur de l'AS Cannes à 14 ans.

    Bourrés de talent, ils gravissent rapidement les échelons et s'illustrent déjà en équipe première dès l'âge de 17 ans, manifestement prêts à faire le grand saut. Le jeune Zidane fait des merveilles, mais ne peut empêcher la rétrogradation de son équipe en 1990/91. Il rejoint immédiatement les Girondins de Bordeaux. De son côté, Figo continue à évoluer sous les couleurs du Sporting et décroche, en 1991, son seul et unique titre (jusqu'à présent) en équipe nationale : le Championnat du Monde Juniors de la FIFA.

    Quelques mois après ce succès, le Portugais est appelé pour la première fois en A lors d'un match amical contre le Luxembourg. Zidane devra encore attendre trois ans pour avoir cet honneur. Toutefois, il rattrape vite le temps perdu et montre ce dont il est capable dès sa première sélection en inscrivant les deux buts qui permettent d'éviter une défaite face à la République Tchèque. Ce sont les premiers d'une longue série qui le conduiront au panthéon du football français.

    Victoires françaises

    Pour leur carrière en club, la saison 1995/96 s'avère déterminante. Figo rejoint le FC Barcelone, où il devient rapidement l'idole de toute la ville, alors que Zidane conduit Bordeaux en finale de la Coupe de l'UEFA, perdue face au Bayern de Munich. C'est à l'EURO 1996 de l'UEFA qu'ils connaissent leurs débuts dans une grande compétition internationale. Zidane prend la place du grand Eric Cantona, mais un accident de la route survenu deux semaines auparavant l'empêche d'être à son meilleur niveau en Angleterre. Malgré cela, la France atteint les demi-finales, où elle s'incline face à une République Tchèque qui vient justement d'éliminer le Portugal au tour précédent, minant ainsi les espoirs de Luís Figo.

    Zidane est ensuite transféré à la Juventus, avec laquelle il connaît son apogée, remportant le titre national en 1997 et 98, puis la Coupe du Monde de la FIFA, France 1998 (à laquelle le Portugal ne participe pas) dans la foulée. Le Français éclabousse le tournoi de sa classe, au point d'être élu Joueur Mondial de la FIFA.

    Après avoir conquis deux titres de champions d'Espagne et une Coupe des Coupes sous le maillot blaugrana, Figo arrive en grande forme à l'Euro 2000. La sélection portugaise atteint les demi-finales, où elle rencontre les Bleus. Au terme d'un duel très intense, c'est Zidane qui offre la victoire à la France en convertissant un penalty dans les dernières secondes des prolongations. Quelques jours plus tard, la France est championne d'Europe et Zidane sera à nouveau élu Joueur Mondial de la FIFA.

    Transferts faramineux

    Après ce tournoi, Luís Figo écrit une page de l'histoire du football moderne. Il quitte le FC Barcelone et rejoint l'ennemi héréditaire du Real Madrid pour la somme record de 59 millions d'euros. L'année suivante, il devient le premier joueur portugais à être élu Joueur Mondial de la FIFA. La saison 2001/02 marque le début de l'ère des 'Galactiques' madrilènes, qui battent tous les records de transferts, notamment Zidane, acheté à Turin pour la somme de 73 millions d'euros. L'investissement est toutefois rapidement amorti puisque la paire Figo - Zidane joue un rôle capital dans la conquête de la Ligue des Champions de l'UEFA en 2002.

    En 2002/03, le duo offre au Real le titre de champion d'Espagne. En 2004, Figo et Zidane subissent un douloureux revers face au même adversaire. La France est éliminée en quart de finale par la Grèce. Et c'est cette même équipe qui prive le Portugal de son Euro en finale, après l'avoir déjà battu en match d'ouverture. La victoire des Hellènes marque un tournant dans la vie des deux sportifs. Zidane annonce la fin de sa carrière internationale, au moment où Figo met la sienne entre parenthèses. Toutefois, il était écrit que ces artistes n'avaient pas fini de régaler leurs supporters sous le maillot de l'équipe nationale.

    Les deux capitaines font leur retour pendant les éliminatoires et arrivent en Allemagne avec la ferme intention de sortir par la grande porte. Zidane, qui a déjà annoncé la fin de sa carrière dès la fin de ce tournoi, est plus que jamais le maître à jouer du milieu de terrain tricolore. De son côté, Figo, qui quittera la sélection nationale pour se consacrer pleinement à son club (Inter de Milan), semble avoir retrouvé ses 20 ans. Ce mercredi, à Munich, ces deux grands champions, que le monde du ballon rond n'est pas prêt d'oublier, croiseront le fer dans un ultime choc des titans.

    淘气的一夜

    现在是凌晨,刚回到即将告别的,教会的小家。从自己打工的餐馆出来,是晚上11多吧,radio中得知了法国获胜的消息,一块做厨房的工友,没太多反应,因为他对足球不怎么感兴趣。餐馆老板,因为这世界杯闹得生意不好,正郁闷着了,听说法国赢了,那叫一个不爽!厨房每天有两厅啤酒供厨房里的人,我特意留了一瓶。我打工的那地儿,正好是里尔的市中心,此刻外面的世界真叫一个精彩:同性恋的酒吧有个挺大的彩电,一帮子对对们一个劲得喉着,街只是双行道,过往的车,也都发狂似得叫着,偶尔能看到一面三色旗从车窗探出来,在气流中飘扬!人行路上,自然是各色,各式的人们,黑的,白的,大多数还是蛮冷静的,少数公子哥们和女孩们,则见了人就喉,我被一个阿人,迎面来了个狮子的怒号,着实吓了一跳。晚上,比赛进行有半的时候,在厨房里面,那法国哥们打坏了一个盘子,都扔在垃圾桶了,过了好一会,我发现有块碎片还在地板上,于是拾了起来,在往垃圾桶(离垃圾桶大概两米远)的同时,做了一个小的假设---如果那块碎片扔不进垃圾桶,巴西就会输。那时,henry刚进球没多久,而我觉得,至少巴西会在90分钟内打平的,而事实上,碎片扔不进垃圾桶,几乎是不可能的,因为垃圾桶很大。而当那碎片刚被扔进桶的一瞬间,却被那块大的碎片给弹出了垃圾桶。当时,毕竟心是向着巴西的,因为大罗的缘故,颇有些不如意,但心里却觉得,可能的确法国会赢,而且自己原来看过一些历史的战绩,在世界杯上,法国对巴西,是不占劣势的,虽然如今的巴西看似是不可战胜的。既然是法国赢了,我就拿着那瓶特意留的啤酒,一个人,走到里尔的一个中心广场,凑凑人家洋人的热闹。广场中央,有一个小喷泉。这时,都被男人给占满了(难怪有些男人,被叫作鸭---后来在另一个广场的喷泉旁,又看到了同样的情形),溢出的水,侵湿了大半个广场,地面全是打碎的酒瓶子。我当时想,还是普及易拉罐的好,免得人受伤。看着少男少女们在广场中央欢快的手舞足蹈,中年男女在一旁酒吧冷静的言谈,其他肤色的人在广场四周叽哩咕噜,我只能感受到一点,这欢快,于我是无关的,mais c'est pas grave. 法国队,据说都没几个白人了,广场上,欢呼的人群中,有色人种占的真不少(黄的除外),地铁里面有色的人就更多了,一半以上(可能跟有色人相比较贫穷,没钱买车有关)。现在法国体育,除了一些只是白人会去玩的东西以外,大过是靠黑人和阿人,还有一些混血的撑着,昨天看到报纸上,一个可能是蛮有名的法国女人,说了句(大意),不要当法国足球队赢了,就说他们是民族英雄,输了就骂他们是移民来的。我当时把这文章给厨房的哥们看,他笑了好一会。现在,估计很多酒吧还正在高潮了,下面街道还有鸣笛的车经过,我困了,该睡了,隐约或许这块土壤,还真有些吸引人的地方,和所谓的精神在,不然......